LE MYSTERE Mathieu HAULBERT, 10 ans, DISPARU EN 1983 à CASTELLANE 04
PREMIERES PAGES D'UN LIVRE EN PREPARATION -
Autopsie d'une enquête ratée de A à Z -
EXTRAITS Dans l'une des disparitions non élucidées de ce blog, un gendarme injustement mis en cause, s'était lancé dans l'écriture d'un modeste ouvrage dans le but de rétablir la vérité. Le document n'est pas totalement finalisé, il manque la fin ! mais il semble possible d'en proposer quelques extraits.
Les personnes citées, concernées, peuvent intervenir pour apporter des précisions, pour demander des modifications. Il suffit de laisser un message dans commenter (sous l'article). Je peux ne pas en faire état si cela est clairement écrit
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AUTOPSIE D'UNE ENQUETE RATEE DE A à Z
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AVERTISSEMENT :
....../.....
SAISINE DE LA SECTION DE RECHERCHES d'AIX en PROVENCE
"Le juge ....,
Rendez lui son dossier, il n'y a plus rien à en tirer"
Mardi 17 février 1987 (presque 4 années après la disparition du petit Mathieu HAULBERT) dans le bureau du major Armand GAMBA, adjoint au commandant de la Section de Recherches d'Aix-en-Provence :
- LECLERC, Monsieur HERAIL veut nous saisir du dossier Mathieu HAULBERT. Allez chercher le dossier avec DOL
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SAISINE DE LA SECTION DE RECHERCHES d'AIX en PROVENCE
"Le juge ....,
Rendez lui son dossier, il n'y a plus rien à en tirer"
Mardi 17 février 1987 (presque 4 années après la disparition du petit Mathieu HAULBERT) dans le bureau du major Armand GAMBA, adjoint au commandant de la Section de Recherches d'Aix-en-Provence :
- LECLERC, Monsieur HERAIL veut nous saisir du dossier Mathieu HAULBERT. Allez chercher le dossier avec DOL
( Additif / ajouté le 13 août 2022 pour répondre à un article du journal "La Provence " daté du 4 juillet 2022.
La saisine de la S.R. d'Aix-en-Provence par Mr le juge d'instruction HERAIL Jean-Louis date du 3 mai 1987 - Le MDL Chef à l'époque, LECLERC a été muté pour cause d'avancement le 1er juin 1988. Il a donc travaillé sur ce dossier avec le gendarme DOL Léopold jusqu'à la fin mai 1988 et n'a plus jamais participé ensuite à l'enquête. Les investigations réalisées ou au contraire les hypothèses de travail qui ont été écartées sont de la responsabilité des nouveaux enquêteurs ) - Le gendarme DOL a été affecté une autre enquête. De ce fait l'enquête sur la disparition du petit Mathieu Haulbert s'est trouvée décapitée. Le binôme constitué à partir du 1er juin 1988 et jusqu'à la clôture de la procédure sr paraît avoir été composé du major GONZALEZ et du mdl/chf BODET selon les pièces de la procédure. Le procès-verbal de synthèse, traditionnellement rédigé en gendarmerie par le directeur de l'enquête est au nom du chef d'escadron Loïc CORMIER cdt la sr aixoise.
Le même jour 10 heures, Palais de justice de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)
-Bonjour monsieur le juge, vous souhaitez nous confier un dossier ?
-Oui, asseyez-vous
-Je dois vous dire tout de suite que la gendarmerie a très mal travaillé dans cette affaire, mais j'ai réussi .../... avec l' O.C.R.T.E.H. , je dois être muté à Marseille et je vais bien .../... .
Mon successeur .../... le dossier. Je n'ai pas .../... . .../... le premier juge, monsieur TCHALIAN .../...
-Ca m'étonnerait beaucoup que la gendarmerie ait aussi mal travaillé que vous le dites, mais nous allons étudier le dossier.
-A bientôt monsieur le juge.
- Psssst, venez dans mon bureau, je suis le procureur (juste à la sortie du bureau de juge d'instruction).
Le même jour 10 heures, Palais de justice de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)
-Bonjour monsieur le juge, vous souhaitez nous confier un dossier ?
-Oui, asseyez-vous
-Je dois vous dire tout de suite que la gendarmerie a très mal travaillé dans cette affaire, mais j'ai réussi .../... avec l' O.C.R.T.E.H. , je dois être muté à Marseille et je vais bien .../... .
Mon successeur .../... le dossier. Je n'ai pas .../... . .../... le premier juge, monsieur TCHALIAN .../...
-Ca m'étonnerait beaucoup que la gendarmerie ait aussi mal travaillé que vous le dites, mais nous allons étudier le dossier.
-A bientôt monsieur le juge.
- Psssst, venez dans mon bureau, je suis le procureur (juste à la sortie du bureau de juge d'instruction).
Ecoutez, le juge .../... , il n'y a plus rien à tirer de ce dossier, rendez-lui. Vous avez mieux à faire...
- Nous allons d'abord l'étudier, puis notre commandant d'unité décidera de ce qu'il y a lieu de faire.
Au revoir, monsieur le procureur.
C'est ainsi qu'allait commencer une enquête, dont je n'imaginais pas les conséquences. Jamais je n'aurais osé, si j'avais du écrire une fiction policière, proposer de tels faits.
Ici tout est sinistrement réel.
Nous quittons le palais de justice avec un dossier relativement volumineux. Il contient deux années d'enquête gendarmerie (brigade territoriale de Castellane et Brigade de Recherches de Digne). Puis deux autres années d'enquête, de la Police Nationale.
Sur le chemin du retour vers Aix-en-Provence, à la sortie de Digne nous nous arrêtons à la caserne de Gendarmerie, rue Georges Pompidou. Endroit que j'ai fréquenté à l"époque où je préparais le diplôme d'officier de police judiciaire.
Il s'agit d'une structure importante. On y trouve le groupement de gendarmerie (l'échelon qui commande toutes les unités de gendarmerie des Alpes-de-haute-provence, ainsi que plusieurs autres services, comme la brigade de recherches départementale .
C'est dans ce service que nous nous rendons. Je connais bien son commandant d'unité, l'adjudant Maurice LEROUX; Nous avons été affectés dans la même brigade (Forcalquier) Nous avons travaillé ensemble quelques années. Nous rencontrons aussi l'un des premiers enquêteurs, le gendarme COSSU. Nous croisons aussi un Maréchal des Logis Chef de Castellane, de passage à Digne.
Nous repartirons avec deux premières idées d'hypothèses. Les avis intimes d'enquêteurs. Pour l'un de la B.R. (Brigade de Recherches) Il s'agit d'un enlèvement et Mathieu se trouve retenu .../... . Pour l'autre, c'est .../... .
L'adjudant CAMILLERI qui commandait la B.R. à l'époque de la disparition, promu adjudant-chef avait été muté à Forcalquier. Un petit crochet sur le chemin du retour et nous passons par cette brigade, pour recueillir... le "sentiment" de ce deuxième directeur d'enquête. Il est absent. Nous reviendrons. S'il est une chose que j'ai apprise, c'est de ne jamais se contenter du contenu d'un dossier. De toujours retourner sur les lieux des faits, de contacter les premiers enquêteurs et les divers témoins. C'est à dire reprendre l'enquête au départ, sans idée préconçue.
Je passe le samedi 21 et le dimanche 22 février 1987, dans l'étude de la procédure, au bureau de la section recherches, avec le gendarme DOL.
Je note sur un journal de marche qui a été ouvert (un petit cahier d'écolier, sur lequel nous portons, en vrac, pour ne pas les oublier, des éléments divers. C'est lui qui me permet de .../... ) ; je note donc quelques remarques. L'hypothèse sur .../... , exprimée plus haut, n'a pas été retenue à ce jour. Les enquêteurs de la B.R. de Digne n'ont pas remarqué, ou travaillé sur des contradictions entre trois .../... . Ils se trouvaient sur l'itinéraire de Mathieu le 25 juin 1983. Les policiers de l'Office ..... ont entendu les intéressés, mais dans des conditions défavorables.
J'indique sur le journal :
.../... Résumé : La première interrogation concerne l'enfant disparu, sa situation possible en 1987 - Il y a d'autres questions sans réponse comme la valeur de l'appel téléphonique de Mathieu, la valeur des témoignages de témoins.... Une première hypothèse, qui n'avait jamais été envisagée, apparaît
Il s'agit ici d'idées complètement subjectives, de pistes à explorer, de questions à poser aux premiers enquêteurs. Dans ce type d'enquête, comme pour d'autres, il est important de cerner les faits et de placer dans une colonne : les hypothèses de travail, de ne jamais confondre un fait établi et une hypothèse.
Une semaine plus tard, l'étude du dossier s'étant poursuivie, dans les locaux de la Section de Recherches :
-Mon commandant, je crois bien que le juge d'instruction avait raison, le dossier est complètement pourri Nous avons une affaire Grégory bis. Il n'y a que deux solutions, on lui rend son dossier comme le souhaite le procureur, ou on le traite, mais il va falloir le traiter à fond, et il y a beaucoup de travail".
J'ajoute que nous sommes prêt à procéder immédiatement l'enquête. C'est la décision qui est prise par le patron.
Mais, commençons par le début et avançons maintenant comme ce fut le cas.
Monsieur HERAIL Jean Louis, juge d'instruction, chargé d'informer contre X, inculpé d'enlèvement de mineur de 15 ans, saisit la section de recherches d'Aix-en-Pce par commission rogatoire datée du 3 mars 1997. La mission est dite générale mais elle précise le contour géographique : Poursuivre l'enquête en cours en vue d'identifier et d'entendre le ou les auteurs ou tous complices éventuels des faits visés. Dans ce but les O.P.J. feront tous actes utiles (Auditions, perquisitions, saisies) et me rendront compte en cas de difficultés. Ils s'attacheront notamment à diriger l'enquête à la fois sur Cannes et Castellane pour tenter de retrouver la trace du mineur disparu. Vu l'urgence, ils pourront faire application des dispositions de l'article 18 al. 4 du CPP.
L'article 18, 4 permet aux enquêteurs de se transporter sur l'ensemble du territoire. D'ores et déjà, le juge demande de diriger l'enquête sur Castellane (lieux de la disparition) et sur Cannes.
Pourquoi cette ville des alpes maritimes plutôt que Nice, Grasse, Manosque, ou Digne ? Tout simplement parce que Mathieu y aurait été formellement reconnu en compagnie d'un inconnu.
Que des Cannois viennent en week-end dans la région de la disparition.
La mission qui autorise tout officier de police judicaire à procéder, à tout ce qui est prévu dans le CPP sera complétée par plusieurs commissions rogatoires du magistrat ordonnant des écoutes téléphoniques. La première sera placée chez .../... . C'est le b a ba pour ces investigations.
Bien entendu le juge d'instruction sera informé au fur et à mesure, pas seulement en cas de difficultés éventuelles comme écrit dans la C.R. (Commission rogatoire)
xxxxxxxxxxxx
L'ENQUETE INITIALE - Compagnie & Brigade territoriale de Castellane (04) et Brigade de Recherches de Digne-les-Bains (04)
ll y a plusieurs façons de travailler dans ces circonstances.
Faire comme les enquêteurs de la police nationale parisienne qui ont succédés aux gendarmes, poursuivre l'enquête depuis l'endroit ou elle s'est arrêtée, ce qui est très habituel, mais au travers de ce que je vais apprendre et conformément à mon habitude, je décide de recommencer toute l'enquête en partant d'avant même la disparition de Mathieu. C'est-à-dire en enquêtant sur la victime et sa famille avant son arrivée dans les Alpes de haute Provence.
Ce que nous appelons : faire un environnement.
Travaillant en binôme (DOL et moi) et ce du 3 mars 1987 au 31 mai 1988, Je vais ensuite procéder à des vérifications qui n'ont jamais été réalisées, et découvrir des choses hallucinantes. Par exemple l'existence inconnue des premiers enquêteurs bas alpins et parisiens, d'une tentative d'enlèvement d'un autre enfant, à la même époque, et non loin des lieux de la disparition.
Plus tard, quelques jours avant l'ouverture de la cession de la Cour d'assises ou une personne sera jugé et acquittée .../... , je vais découvrir que cette piste n'a jamais été explorée. Elle ne sera pas la seule !
Comme j'ai commencé à l'évoquer dans le praragraphe ci-dessus saisine de la section de recherches ( S.R.) en mai 1987, je découvre les faits au travers tout d'abord du dossier remis par monsieur HERAIL, juge d'instruction près du tribunal de grande instance de Digne-les-Bains. Ainsi que par les brides d'informations glanées auprès des gendarmes.
Le département des Basses Alpes, aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence judiciairement célèbre depuis le 5 août 1952. Souvenez vous, Sir Jack DRUMMOND, sa femme et sa fille Elisabeth qui campaient à 150 mètres de « La grand'terre » une ferme de la commune de LURS sont retrouvés assassinés. Ce qui pouvait n'être qu'un fait divers est devenu l'affaire DOMINICI. Ce département .../...
Je connais bien cette région pour y avoir été gendarme dans une petite brigade de Sous préfecture pendant quelques années. Justement celle, qui a l'époque avait commencé les premières investigations sous les ordres du capitaine ALBERT dans le cadre de l'affaire DOMINICI.
Une petite anecdote au passage, le 29 juin 1976, un corps sans tête et sans mains, carbonisé est découvert par un pêcheur (Cette fois ce n'est pas l'habituel chercheur de champignons) en bordure de la route nationale .....
J'étais de permanence à la brigade lorsque l'homme a téléphoné pour prévenir de sa découverte.
Le capitaine HASSEN s'est transporté sur les lieux avec l'Adjudant-chef NAVAS commandant la brigade et quelques enquêteurs.
La brigade de recherches de Digne a été alertée. L'enquête a permis d'identifier un garçon qui a déclaré être l'un des trois auteurs du meurtre de la jeune fille.
Selon lui, le crime a été commis sur le parking de la Grand'Terre, presque à l'endroit de l'assassinat de la famille DRUMONT. La victime n'a jamais été identifiée à ce jour. Deux autres "auteurs" ont été dénoncés par le premier interpellé mais ils ont nié totalement les faits.
Les trois seront renvoyés devant la cour d'Assises des Alpes-de-Haute-Provence à DIGNE, par la Chambre d'Accusation d'Aix-en-provence. Un accusé a continué à reconnaître le meurtre, deux ont nié les faits. Tous ont été acquittés et déclarés innocents. (Il ne me viendrait pas à l'idée, bien entendu de commenter la décision), c'est interdit par la loi . .../... Cette affaire est relatée dans plusieurs livres. Je cite .../...
C'est un mystère de plus pour le département. Cette affaire avait été rapprochée de l'assassinat d'une jeune femme trouvée assassinée, dans le lac de Chateau-Arnoux quelques temps auparavant. En xxx le département se rendra de nouveau tristement célèbre avec l'affaire Céline JOURDAN,
Ne croyez surtout pas que je m'égare dans mon propos, et que je vais remonter aux affaires: X.Y.Z. , mais nous allons retrouver ici et pour partie les mêmes intervenants
Nous allons retrouver la même région avec ses spécificités, les mêmes mentalités, parfois les mêmes enquêteurs, les mêmes magistrats. Le même palais de justice et sa même Cour d'Assises autrement composée, mais inchangée depuis l'affaire Dominici.
Nous ne manquerons pas de venir plus loin, sur Yannis MORE. Disparu de Ganagobie (Lurs O4) Il n'a jamais été retrouvé C'est également le cas d'autres enfants. Ils ne seront pas oubliés dans ce livre, lorsqu'il peut exister un lien, même intellectuel entre eux.
Les trois seront renvoyés devant la cour d'Assises des Alpes-de-Haute-Provence à DIGNE, par la Chambre d'Accusation d'Aix-en-provence. Un accusé a continué à reconnaître le meurtre, deux ont nié les faits. Tous ont été acquittés et déclarés innocents. (Il ne me viendrait pas à l'idée, bien entendu de commenter la décision), c'est interdit par la loi . .../... Cette affaire est relatée dans plusieurs livres. Je cite .../...
C'est un mystère de plus pour le département. Cette affaire avait été rapprochée de l'assassinat d'une jeune femme trouvée assassinée, dans le lac de Chateau-Arnoux quelques temps auparavant. En xxx le département se rendra de nouveau tristement célèbre avec l'affaire Céline JOURDAN,
Ne croyez surtout pas que je m'égare dans mon propos, et que je vais remonter aux affaires: X.Y.Z. , mais nous allons retrouver ici et pour partie les mêmes intervenants
Nous allons retrouver la même région avec ses spécificités, les mêmes mentalités, parfois les mêmes enquêteurs, les mêmes magistrats. Le même palais de justice et sa même Cour d'Assises autrement composée, mais inchangée depuis l'affaire Dominici.
Nous ne manquerons pas de venir plus loin, sur Yannis MORE. Disparu de Ganagobie (Lurs O4) Il n'a jamais été retrouvé C'est également le cas d'autres enfants. Ils ne seront pas oubliés dans ce livre, lorsqu'il peut exister un lien, même intellectuel entre eux.
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XXXX
LES FAITS :
Le samedi 25 juin 1983, 22 heures le gendarme de permanence à la brigade de Castellane reçoit un appel téléphonique de M. HAULBERT Philippe qui signale la disparition de son fils, Mathieu âgé de 10 ans.
Une patrouille qui était prévue à la même heure pour une surveillance de nuit, est immédiatement dirigée sur le domicile de la famille HAULBERT pour recueillir les premiers éléments. Elle est composée du gendarme Serge BARRE, officier de police judiciaire, du gendarme mobile Marc BOILEAU et du gendarme auxiliaire Pierre VINCENT.
Ils sont reçus au domicile de la famille, par Philippe et Lise HAULBERT, les parents, et par x , un ami.
Les gendarmes apprennent que Mathieu, âgé de 10 ans a disparu. Il a quitté son domicile à 14 heures 20, avec l'accord de ses parents. Il devait se rendre à pied, en empruntant la route nationale 85, à la ferme des Clarnes, pour rejoindre son petit camarade Pascal VERDEGEM et le berger, M. Robert RICARD. Tous trois devaient conduire le troupeau de moutons jusqu'à Castellane. Mathieu qui a été vu a trois endroits différents sur l'itinéraire qu'il devait suivre, n'est jamais arrivé.
Les gendarmes rendent immédiatement compte à leur commandant de compagnie, en résidence à Castellane, le capitaine VINCHENT. Il se rend immédiatement sur place ou il va diriger immédiatement et pendant plusieurs jours les recherches sur le terrain. Le commandant de compagnie va notamment diriger les recherches opérationnelles, pendant que dans le même temps, le MDL Chef Gilbert PONS, officier de police judiciaire, commandant par intérim la brigade territoriale de Castellane va prendre en compte la partie enquête judiciaire. Une enquête dite de flagrance est ouverte.
Le procureur de la République près le TGI de DIGNE LES BAINS est informé, comme il le sera tout au long de l'enquête. Ce magistrat s'est d'ailleurs transporté sur les lieux avant d'ouvrir par la suite une information auprès d'un juge d'instruction. Les autorités administratives habituelles sont également prévenues, à commencer par le sous préfet de Castellane.
Le MDL Chef PONS écrit dans son procès-verbal de transport, des constatations et des mesures prises (n°478, pièce n°2) – Aucun élément susceptible d'orienter les recherches n'est recueilli. Il est impossible de déterminer s'il s'agit d'une fugue, d'un accident ou d'un enlèvement.
Il ajoute : La bicyclette de Mathieu se trouve bien dans la cabane ou il devait la ranger. Le petit fouet de sa fabrication est resté appuyé contre la porte de cette cabane, qui est implantée à La Bâtie de Peyroules, proche du carrefour formé par la RN 85 et le VC 1.
Une question peut déjà se poser. Pourquoi Mathieu à t il laissé son fouet prés de son vélo ?
Plusieurs patrouilles sont mises sur pied pour assurer les premières recherches et le recueil du renseignement, jusqu'à 1 heure du matin.
Avez-vous vu le petit Mathieu HAULBERT ?....demandent les gendarmes aux personnes rencontrées.
Les brigades de la compagnie de Castellane sont alertées et les brigades de SERANON et de COMPS sont avisées.
le concours du chien de pistage de la gendarmerie des Arcs (83) est également demandé.
Le concours de l'hélicoptère gendarmerie et du peloton de gendarmerie de montagne est demandé et accordé. Par la suite le concours des pompiers et de la sécurité civile de BRIGNOLES permet de renforcer le dispositif des recherches.
Dès le 26 juin 1983 à 7 heures, messages de recherches (n° 601/2) et fiche de renseignements (n° 602/2) sont adressés, avec une photo, au fichier ainsi qu'au service de diffusion de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois, pour diffusion nationale
Le samedi 25 juin 1983, 22 heures le gendarme de permanence à la brigade de Castellane reçoit un appel téléphonique de M. HAULBERT Philippe qui signale la disparition de son fils, Mathieu âgé de 10 ans.
Une patrouille qui était prévue à la même heure pour une surveillance de nuit, est immédiatement dirigée sur le domicile de la famille HAULBERT pour recueillir les premiers éléments. Elle est composée du gendarme Serge BARRE, officier de police judiciaire, du gendarme mobile Marc BOILEAU et du gendarme auxiliaire Pierre VINCENT.
Ils sont reçus au domicile de la famille, par Philippe et Lise HAULBERT, les parents, et par x , un ami.
Les gendarmes apprennent que Mathieu, âgé de 10 ans a disparu. Il a quitté son domicile à 14 heures 20, avec l'accord de ses parents. Il devait se rendre à pied, en empruntant la route nationale 85, à la ferme des Clarnes, pour rejoindre son petit camarade Pascal VERDEGEM et le berger, M. Robert RICARD. Tous trois devaient conduire le troupeau de moutons jusqu'à Castellane. Mathieu qui a été vu a trois endroits différents sur l'itinéraire qu'il devait suivre, n'est jamais arrivé.
Les gendarmes rendent immédiatement compte à leur commandant de compagnie, en résidence à Castellane, le capitaine VINCHENT. Il se rend immédiatement sur place ou il va diriger immédiatement et pendant plusieurs jours les recherches sur le terrain. Le commandant de compagnie va notamment diriger les recherches opérationnelles, pendant que dans le même temps, le MDL Chef Gilbert PONS, officier de police judiciaire, commandant par intérim la brigade territoriale de Castellane va prendre en compte la partie enquête judiciaire. Une enquête dite de flagrance est ouverte.
Le procureur de la République près le TGI de DIGNE LES BAINS est informé, comme il le sera tout au long de l'enquête. Ce magistrat s'est d'ailleurs transporté sur les lieux avant d'ouvrir par la suite une information auprès d'un juge d'instruction. Les autorités administratives habituelles sont également prévenues, à commencer par le sous préfet de Castellane.
Le MDL Chef PONS écrit dans son procès-verbal de transport, des constatations et des mesures prises (n°478, pièce n°2) – Aucun élément susceptible d'orienter les recherches n'est recueilli. Il est impossible de déterminer s'il s'agit d'une fugue, d'un accident ou d'un enlèvement.
Il ajoute : La bicyclette de Mathieu se trouve bien dans la cabane ou il devait la ranger. Le petit fouet de sa fabrication est resté appuyé contre la porte de cette cabane, qui est implantée à La Bâtie de Peyroules, proche du carrefour formé par la RN 85 et le VC 1.
Une question peut déjà se poser. Pourquoi Mathieu à t il laissé son fouet prés de son vélo ?
Plusieurs patrouilles sont mises sur pied pour assurer les premières recherches et le recueil du renseignement, jusqu'à 1 heure du matin.
Avez-vous vu le petit Mathieu HAULBERT ?....demandent les gendarmes aux personnes rencontrées.
Les brigades de la compagnie de Castellane sont alertées et les brigades de SERANON et de COMPS sont avisées.
le concours du chien de pistage de la gendarmerie des Arcs (83) est également demandé.
Le concours de l'hélicoptère gendarmerie et du peloton de gendarmerie de montagne est demandé et accordé. Par la suite le concours des pompiers et de la sécurité civile de BRIGNOLES permet de renforcer le dispositif des recherches.
Dès le 26 juin 1983 à 7 heures, messages de recherches (n° 601/2) et fiche de renseignements (n° 602/2) sont adressés, avec une photo, au fichier ainsi qu'au service de diffusion de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois, pour diffusion nationale
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A suivre (Il ne s'agit ici que d'extraits d'un livre qui sortira peut être un jour....)
Mots clés : - " Mathieu Haulbert " " Cod case " " Pôle des crimes sériels et affaires non résolues Nanterre " " Division cold case pôle judiciaire de pontoise " " Procès Georges Laugier Digne-les-Bains " " Enfants disparus " Affaire des Disparus de l' Isère " " Gendarmerie Castellane "

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