Mathieu Haulbert, Autopsie d'une enquête
Premières pages d'un ouvrage rédigé par un gendarme, actuellement en attente, pour éventuelle publication gratuite sur internet
Pôle des crimes sériels ou non élucidés
179-191 avenue Joliot-Curie
92020 Nanterre
Ou par mail : temoignages.coldcase.tj-nanterre@justice.fr
AUTOPSIE D'UNE ENQUETE RATEE DE A à Z OU LE MYSTERE Mathieu HAULBERT.
EXTRAITS - Dans l'une des disparitions non élucidées de ce blog ( Nota le blog était initialement sur Skyblog qui a fermé et disparu aujourd'hui, mais est archivé par l'INA), un gendarme injustement mis en cause, s'était lancé dans l'écriture d'un modeste ouvrage dans le but de rétablir la vérité. Le document qui a redémarré suite à l'actualité journalistique en 2023 n'est pas totalement finalisé, il manque la fin ! mais il semble possible d'en proposer quelques extraits. ( Il est possible de me contacter pour me demander des modifications justifiées ou pour apporter des précisions à cette adresse : coquibus62@orange.fr )
Les
personnes citées, concernées, peuvent intervenir pour apporter des
précisions, pour demander des modifications.
* Adresse contact - coquibus62@orange.fr
AVERTISSEMENT : Ce texte n'est pas définitif - Son but est de corriger des erreurs médiatiques par l'établissement de la vérité -
....../..... Extraits
SAISINE
DE LA SECTION DE RECHERCHES d'AIX en PROVENCE
"Le
juge Jean-Louis HERAIL ( Février 1987) : ...., Les gendarmes ont .....
Le procureur de la République :
Rendez
lui son dossier, il n'y a plus rien à en tirer.....
Mardi
17 février 1987 (presque 4 années après la disparition du petit
Mathieu HAULBERT) dans le bureau du major Armand GAMBA, adjoint au
commandant de la Section de Recherches d'Aix-en-Provence :
-
LECLERC, Monsieur HERAIL veut nous saisir du dossier Mathieu
HAULBERT. Allez chercher le dossier avec DOL (Ensuite ces 2 O.P.J. formeront un binôme qui enquêtera jusqu'à la fin de mai 1988. Le 1er juin 1988 date très importante à retenir c'est un autre binôme qui au vu de la procédure prendra en charge la suite de l'enquête)
( Additif / ajouté le 13 août 2022 pour répondre à un article du journal "La Provence " daté du 4 juillet 2022.
La saisine de la S.R. d'Aix-en-Provence par Mr le juge d'instruction HERAIL Jean-Louis date du 3 mars 1987 - Le MDL Chef à l'époque, LECLERC a été muté pour cause d'avancement le 1er juin 1988. Il a donc travaillé sur ce dossier avec le gendarme DOL, jusqu'au 31 mai 1988 et n'a plus jamais participé ensuite à l'enquête.
Les investigations réalisées ou au contraire les hypothèses de travail qui ont été écartées sont de la compétence et responsabilité des nouveaux enquêteurs - Il est utile de préciser qu'à la date du 1er juin 1988, aucune hypothèse n'était exclue, contrairement à ce qu'il est possible de lire par contagion d'articles à articles ! - )
Donc l'hypothèse " Une fugue qui aurait eu une suite tragique est encore d'actualité compte tenu d'éléments objectifs actés en procédure. Ainsi sur son itinéraire Mathieu n'a jamais parlé aux personnes rencontrées de transhumance mais a donné d'autres destinations ! ( Au moins 2 ) - Surtout il avait quitté la maison parentale avec le petit fouet confectionné pour cette transhumance.... et il l'avait abandonné 150 mètres plus loin dans un cabanon ! sans oublier un incident non précisé ici survenu le matin même.
L'hypothèse d'un prédateur de passage, n'ayant aucun lien avec la région des A H P reste parfaitement recevable. Il suffit de regarder les disparitions de Delphine BOULAY, LINA, d' ESTELLE pour s'en convaincre.
Autres hypothèses - L'environnement d'un homme, un campeur, auteur d'une tentative d'enlèvement à un mois de distance de la disparition de Mathieu et à quelques kilomètres mais juste de l'autre coté de la frontière du département : Alpes-de-Haute-Provence / Var avait été commencé et acté.
Pour une raison inconnue ce suspect ne sera pas entendu avant la date des assises soit le 14 janvier 1992 ! Aucune raison n'est indiquée dans la procédure sur l'abandon de cette hypothèse.
Mais il y a encore d'autres hypothèses non traitées comme il sera dit à la barre de la cour d'assises plus tard. Exemples - Une opération perquisition investigations était prévue par le premier binôme (Mars 87 au 31 mai 88) au sein d'une secte locale O K C. Hypothèse créditée par le fait que l'enfant disparu connaissait des personnes plus ou moins liées à cette secte. ( Il ne s'agit pas du Madarom ) Aux assises un avocat s'insurgera entre autres sur cette absence !
Il y a aussi un individu se trouvant parmi un groupe de 3 personnes qui apparaît toujours comme très suspect. Ici faute de garde à vue disponible il avait été prévu après localisation commencée de les placer sur écoutes. Ceci a été rendu public à la barre de la cour d'assises.
Il y a aussi une hypothèse concernant un cycliste non identifié mais dont le témoignage serait intéressant.
Aucune de ces hypothèses ne figurent dans le procès-verbal de synthèse rédigé en décembre 1988 par le chef d'escadron commandant la section-de-recherches d'Aix-en-Provence .
A priori une seule hypothèse de travail semble avoir été retenue par le nouveau binôme (Juin 88) qui a clôturé l'enquête ce qui n'est pas normal, on peut parler d'effet tunnel. Deux hommes sont désignés nominativement dans cette synthèse ou on ne parle pas des autres hypothèses tombées dans les oubliettes, jusqu'aux assises de janvier 1992 ou elles seront citées à la barre. Un supplément d'information sera demandé mais refusé par le président.
Mais revenons à l'histoire :
Le
même jour 10 heures, Palais de justice de Digne-les-Bains
(Alpes-de-Haute-Provence)
-Bonjour
monsieur le juge, vous souhaitez nous confier un dossier ?
-Oui,
asseyez-vous
-Je
dois vous dire tout de suite que la gendarmerie a très mal travaillé
dans cette affaire, mais j'ai réussi .../... avec l'
O.C.R.T.E.H. , je dois être muté à Marseille et je vais bien
.../... .
Mon
successeur .../... le dossier. Je n'ai pas .../... .
.../... le premier juge, monsieur TCHALIAN .../...
-Ca
m'étonnerait beaucoup que la gendarmerie ait aussi mal travaillé
que vous le dites, mais nous allons étudier le dossier.
-A
bientôt monsieur le juge.
-
Psssst, venez dans mon bureau, je suis le procureur (juste à la
sortie du bureau de juge d'instruction).
Ecoutez,
le juge .../... , il n'y a plus rien à tirer de ce dossier,
rendez-lui. Vous avez mieux à faire...
-
Nous allons d'abord l'étudier, puis notre commandant d'unité
décidera de ce qu'il y a lieu de faire.
Au
revoir, monsieur le procureur.
C'est
ainsi qu'allait commencer une enquête, dont je n'imaginais pas les
conséquences. Jamais je n'aurais osé, si j'avais du écrire une
fiction policière, proposer de tels faits.
Ici
tout est sinistrement réel.
Nous
quittons le palais de justice avec un dossier relativement
volumineux. Il contient deux années d'enquête gendarmerie (brigade
territoriale de Castellane et Brigade de Recherches de Digne). Puis
deux autres années d'enquête, de la Police Nationale.
Sur
le chemin du retour vers Aix-en-Provence, à la sortie de Digne nous
nous arrêtons à la caserne de Gendarmerie, rue Georges Pompidou.
Endroit que j'ai fréquenté à l'époque où je préparais le
diplôme d'officier de police judiciaire.
Il
s'agit d'une structure importante. On y trouve le groupement de
gendarmerie (l'échelon qui commande toutes les unités de
gendarmerie des Alpes-de-haute-Provence, ainsi que plusieurs autres
services, comme la brigade de recherches départementale .
C'est
dans ce service que nous nous rendons. Je connais bien son commandant
d'unité, l'adjudant Maurice LEROUX. Nous avons été affectés dans la
même brigade (Forcalquier) et avons travaillé ensemble quelques années.
Nous rencontrons aussi l'un des premiers enquêteurs, le gendarme
COSSU. Nous croisons aussi un Maréchal des Logis Chef de Castellane,
de passage à Digne.
Nous
repartirons avec deux premières idées d'hypothèses. Les avis
intimes d'enquêteurs. Pour l'un de la B.R. (Brigade de Recherches)
Il s'agit d'un enlèvement et Mathieu se trouve retenu .../... .
Pour l'autre, c'est .../... .
L'adjudant
CAMILLERI qui commandait la B.R. à l'époque de la disparition, promu
adjudant-chef avait été muté à Forcalquier. Un petit crochet sur
le chemin du retour et nous passons par cette brigade, pour
recueillir... le "sentiment" de ce premier directeur
d'enquête. Il est absent. Nous reviendrons. S'il est une chose que
j'ai apprise, c'est de ne jamais se contenter du contenu d'un
dossier. De toujours retourner sur les lieux des faits, de contacter
les premiers enquêteurs et les divers témoins. C'est à dire
reprendre l'enquête au départ, sans idée préconçue.
Je
passe le samedi 21 et le dimanche 22 février 1987, dans l'étude de
la procédure, au bureau de la section recherches, avec le gendarme DOL Léopold. Nous allons former un binôme jusqu'au 31 mai 1988. (Nous avons donc eu le dossier pour étude avant la commission rogatoire .) (A partir du 1er juin 1988 un nouveau binôme a été constitué pour poursuivre les investigations avec notamment, d'après les pièces de la procédure, le mdl/chef BODET Evelyn et le major GONZALEZ Bernard (sous réserves ) .
Je
note sur un journal de marche qui a été ouvert (un petit cahier
d'écolier, sur lequel nous portons, en vrac, pour ne pas les
oublier, des éléments divers. Ce cahier devait servir pour la rédaction du P.V. de synthèse. C'est lui qui me permet de me souvenir de détails ) . Je note donc quelques remarques. L'hypothèse sur .../... ,
exprimée plus haut, n'a pas été retenue à ce jour. Les enquêteurs
de la B.R. de Digne n'ont pas remarqué, ou travaillé sur des
contradictions entre trois vendeurs ambulants. Ils se trouvaient sur
l'itinéraire de Mathieu le 25 juin 1983. Les policiers de l'Office Central pour la Répression et la Traite des Etres Humains de Paris, ont entendu les intéressés, mais dans des conditions
défavorables puisqu'ils n'étaient pas tous entendus simultanément..
J'indique
sur le journal :
.../...
Résumé : La première interrogation concerne l'enfant disparu,
sa situation possible en 1987 - Il y a d'autres questions sans
réponse comme la valeur de l'appel téléphonique de Mathieu, la
valeur des témoignages de témoins.... Une première hypothèse, qui
n'avait jamais été envisagée, apparaît clairement à partir des premières auditions de juin juillet 1983, notamment l'audition de Mme P et de son mari.
Il
s'agit ici d'idées complètement subjectives, de pistes à explorer,
de questions à poser aux premiers enquêteurs. Dans ce type
d'enquête, comme pour d'autres, il est important de cerner les faits
et de placer dans une colonne : les hypothèses de
travail, de ne jamais confondre un fait établi et une
hypothèse.
Une
semaine plus tard, l'étude du dossier s'étant poursuivie, dans les
locaux de la Section de Recherches :
-Mon
commandant, je crois bien que le juge d'instruction avait raison, le
dossier est complètement pourri . Nous avons une affaire Grégory . bis. Il
n'y a que deux solutions, on lui rend son dossier comme le souhaite
le procureur, ou on le traite, mais il va falloir le traiter à fond,
et il y a beaucoup de travail".
J'ajoute
que nous sommes prêt à procéder immédiatement l'enquête. C'est
la décision qui est prise par le patron.
Mais,
commençons par le début et avançons maintenant comme ce fut le
cas.
Monsieur
HERAIL juge d'instruction, chargé d'informer contre X, inculpé
d'enlèvement de mineur de 15 ans, saisit la section de recherches
d'Aix-en-Pce par commission rogatoire datée du 3 mars 1997. La
mission est dite générale : Poursuivre l'enquête en cours en
vue d'identifier et d'entendre le ou les auteurs ou tous complices
éventuels des faits visés. Dans ce but les O.P.J. feront tous actes
utiles (Auditions, perquisitions, saisies) et me rendront compte en
cas de difficultés. Ils s'attacheront notamment à diriger l'enquête
à la fois sur Cannes et Castellane pour tenter de retrouver la trace
du mineur disparu. Vu l'urgence, ils pourront faire application des
dispositions de l'article 18 al. 4 du CPP.
L'article
18, 4 permet aux enquêteurs de se transporter sur l'ensemble du
territoire. D'ores et déjà, le juge demande de diriger l'enquête
sur Castellane (lieux de la disparition) et sur Cannes.
Pourquoi cette ville des alpes maritimes plutôt que Nice, Grasse, Manosque, ou Digne ? Tout simplement parce que Mathieu y aurait été formellement reconnu en compagnie d'un inconnu.
Que des Cannois viennent en week-end dans la région de la disparition.
La mission qui autorise tout officier de police judicaire à procéder, à tout ce qui est prévu dans le CPP sera complétée par plusieurs commissions rogatoires du magistrat, ordonnant des écoutes téléphoniques. La première sera placée chez .../... . C'est le b a ba pour ces investigations.
Bien entendu le juge d'instruction sera informé au fur et à mesure, pas seulement en cas de difficultés éventuelles comme écrit dans la C.R. (Commission rogatoire)
A ce stade le magistrat considérait vu la mission confiée vers la région Castellane / Cannes, que les policiers parisiens de l' OCRTEH avaient fait le travail de recherches et d'investigations au plan national et qu'il fallait revenir au "local"
xx
L'ENQUETE INITIALE - Compagnie & Brigade territoriale de Castellane (04) et Brigade de Recherches de Digne-les-Bains (04)
ll y a plusieurs façons de travailler dans ces circonstances.
Faire comme les enquêteurs de la police nationale parisienne qui ont succédés aux gendarmes, poursuivre l'enquête depuis l'endroit ou elle s'est arrêtée, ce qui est très habituel, mais au travers de ce que je vais apprendre et conformément à mon habitude, je décide de recommencer toute l'enquête en partant d'avant même la disparition de Mathieu. C'est-à-dire en enquêtant sur la victime et sa famille avant son arrivée dans les Alpes de Haute Provence.
Ce que nous appelons : faire un environnement.
Je vais ensuite procéder à des vérifications qui n'avaient jamais été réalisées, et découvrir des choses hallucinantes. Par exemple l'existence inconnue des premiers enquêteurs bas alpins et parisiens, d'une tentative d'enlèvement d'un autre enfant, à la même époque, et non loin des lieux de la disparition de Mathieu Haulbert, à TRIGANCE (Var).
Plus tard, quelques jours avant l'ouverture de la cession de la Cour d'assises ou une personne sera jugé et acquittée .../... , je vais découvrir que cette piste n'a jamais été véritablement explorée. L'homme mis en cause identifié et entendu sur Paris par les gendarmes de la BR de Draguigan, sur l'affaire de Trigance, ne sera jamais entendu, même pas comme témoin dans la disparition de Mathieu. Elle ne sera pas la seule hypothèse à ne pas avoir été traitée !
Comme
j'ai commencé à l'évoquer dans le paragraphe ci-dessus saisine de
la section de recherches (S.R.) en mai 1987, je découvre les faits
au travers tout d'abord du dossier remis par monsieur HERAIL, juge
d'instruction près du tribunal de grande instance de
Digne-les-Bains. Ainsi que par les brides d'informations glanées
auprès des gendarmes.
Le
département des Basses Alpes, aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence
judiciairement célèbre depuis le 5 août 1952. Souvenez vous, Sir
Jack DRUMMOND, sa femme et sa fille Elisabeth qui campaient à 150
mètres de « La grand'terre » une ferme de la commune de
LURS sont retrouvés assassinés. Ce qui pouvait n'être qu'un fait
divers est devenu l'affaire DOMINICI. Ce département .../...
Je
connais bien cette région pour y avoir été gendarme dans une
petite brigade de Sous préfecture pendant quelques années.
Justement celle, qui a l'époque avait commencé les premières
investigations sous les ordres du capitaine ALBERT dans le cadre de
l'affaire DOMINICI.
Une
petite anecdote au passage, le 29 juin 1976, un corps sans tête et
sans mains, carbonisé est découvert par un pêcheur (Cette fois ce
n'est pas l'habituel chercheur de champignons) en bordure de la route
nationale .....
J'étais de permanence à la brigade lorsque l'homme a téléphoné pour prévenir de sa découverte.
Le capitaine HASSEN s'est transporté sur les lieux avec l'Adjudant-chef NAVAS commandant la brigade et quelques enquêteurs.
La brigade de recherches de Digne a été alertée. L'enquête a permis d'identifier un garçon qui a déclaré être l'un des trois auteurs du meurtre de la jeune fille.
Selon lui, le crime a été commis sur le parking de la Grand'Terre, presque à l'endroit de l'assassinat de la famille DRUMONT. La victime n'a jamais été identifiée à ce jour. Deux autres "auteurs" ont été dénoncés par le premier interpellé mais ils ont nié totalement les faits.
Les
trois seront renvoyés devant la cour d'Assises des
Alpes-de-Haute-Provence à DIGNE, par la Chambre d'Accusation
d'Aix-en-provence. Un accusé a continué à reconnaître le meurtre,
deux ont nié les faits. Tous ont été acquittés et déclarés
innocents. (Il ne me viendrait pas à l'idée, bien entendu de
commenter la décision), c'est interdit par la loi . .../... Cette
affaire est relatée dans plusieurs livres. Je cite .../...
C'est
un mystère de plus pour le département. Cette affaire avait été
rapprochée de l'assassinat d'une jeune femme trouvée assassinée,
dans le lac de Chateau-Arnoux quelques temps auparavant. En
xxx le département se rendra de nouveau tristement célèbre
avec l'affaire Céline JOURDAN,
Ne
croyez surtout pas que je m'égare dans mon propos, et que je vais
remonter aux affaires: X.Y.Z. , mais nous allons retrouver ici et
pour partie les mêmes intervenants
Nous
allons retrouver la même région avec ses spécificités, les mêmes
mentalités, parfois les mêmes enquêteurs, les mêmes magistrats.
Le même palais de justice et sa même Cour d'Assises autrement
composée, mais presque inchangée depuis l'affaire Dominici.
Nous
ne manquerons pas de venir plus loin, sur Yannis MORE. Disparu de
Ganagobie (Lurs O4) Il n'a jamais été retrouvé C'est également le
cas d'autres enfants. Ils ne seront pas oubliés dans ce livre,
lorsqu'il peut exister un lien, même intellectuel entre eux.
***
XXXX
LES
FAITS :
Le
samedi 25 juin 1983, 22 heures le gendarme de permanence à la
brigade de Castellane reçoit un appel téléphonique de M. HAULBERT
Philippe qui signale la disparition de son fils, Mathieu âgé de 10
ans.
Une
patrouille qui était prévue à la même heure pour une surveillance
de nuit, est immédiatement dirigée sur le domicile de la famille
HAULBERT pour recueillir les premiers éléments. Elle est composée
du gendarme Serge BARRE, officier de police judiciaire, du
gendarme mobile Marc BOILEAU et du gendarme auxiliaire Pierre
VINCENT.
Ils
sont reçus au domicile de la famille, par Philippe et Lise HAULBERT,
les parents, et par Georges LAUGIER un ami.
Les
gendarmes apprennent que Mathieu, âgé de 10 ans a disparu. Il a
quitté son domicile à 14 heures 20, avec l'accord de ses parents.
Il devait se rendre à pied, en empruntant la route nationale 85, à
la ferme des Clarnes, pour rejoindre son petit camarade Pascal
VERDEGEM et le berger, M. Robert RICARD. Tous trois devaient conduire
le troupeau de moutons jusqu'à Castellane. Mathieu qui a été vu a
trois endroits différents sur l'itinéraire qu'il devait suivre,
n'est jamais arrivé.
Les
gendarmes rendent immédiatement compte à leur commandant de
compagnie, en résidence à Castellane, le capitaine VINCHENT. Il se
rend immédiatement sur place ou il va diriger immédiatement et
pendant plusieurs jours les recherches sur le terrain. Le commandant
de compagnie va notamment diriger les recherches opérationnelles,
pendant que dans le même temps, le MDL Chef Gilbert PONS, officier
de police judiciaire, commandant par intérim la brigade territoriale
de Castellane va prendre en compte la partie enquête judiciaire. Une
enquête dite de flagrance est ouverte.
Le
procureur de la République près le TGI de DIGNE LES BAINS est
informé, comme il le sera tout au long de l'enquête. Ce magistrat
s'est d'ailleurs transporté sur les lieux avant d'ouvrir par la
suite une information auprès d'un juge d'instruction. Les autorités
administratives habituelles sont également prévenues, à commencer
par le sous préfet de Castellane.
Le
MDL Chef PONS écrit dans son procès-verbal de transport, des
constatations et des mesures prises (n°478, pièce n°2) – Aucun
élément susceptible d'orienter les recherches n'est recueilli. Il
est impossible de déterminer s'il s'agit d'une fugue, d'un accident
ou d'un enlèvement. Donc aucune hypothèse n'est exclue.
Il
ajoute : La bicyclette de Mathieu se trouve bien dans la cabane
ou il devait la ranger. Le petit fouet de sa fabrication est resté
appuyé contre la porte de cette cabane, qui est implantée à La
Bâtie de Peyroules, proche du carrefour formé par la RN 85 et le VC
1. En réalité le fouet se trouvait sur le sol, c'est une riveraine qui a redressé le fouet pour les besoin d'une photo journalistique (Photo effectivement publiée )
Une
question peut déjà se poser. Pourquoi Mathieu à t il laissé son
fouet, le fouet qu'il avait confectionné pour accompagner le troupeau de moutons, prés de son vélo ?
Plusieurs
patrouilles sont mises sur pied pour assurer les premières
recherches et le recueil du renseignement, jusqu'à 1 heure du
matin.
Avez-vous
vu le petit Mathieu HAULBERT ?....demandent les gendarmes aux
personnes rencontrées.
Les
brigades de la compagnie de Castellane sont alertées et les brigades
de SERANON et de COMPS sont avisées.
le
concours du chien de pistage de la gendarmerie des Arcs (83) est
également demandé.
Le
concours de l'hélicoptère gendarmerie et du peloton de gendarmerie
de montagne est demandé et accordé. Par la suite le concours des
pompiers et de la sécurité civile de BRIGNOLES permet de renforcer
le dispositif des recherches.
Dès
le 26 juin 1983 à 7 heures, messages de recherches (n° 601/2) et
fiche de renseignements (n° 602/2) sont adressés, avec une photo,
au fichier ainsi qu'au service de diffusion de la gendarmerie à
Rosny-sous-Bois, pour diffusion nationale
.../...coupure
Pour info : L'enquête confiée à la SR alors à AIX-en-PROVENCE le 3mars 1987 par M. Jean-Louis HERAIL sera clôturée en décembre 1988 et transmise au magistrat mandant.
Les 2 O P J (Un binôme d'enquêteurs désignés par le major Armand GAMBA, adjoint au cdt de la S.R aixoise ) chargés du dossier le 3 mars 1987 seront tous les 2 remplacés par un nouveau binôme d' O P J de la S.R. Aixoise le 1er juin1988, à priori et au vu du dossier ce nouveau binôme est composé du mdl/chef BODET Evelyn et du major GONZALEZ Bernard, ce qui reste à confirmer.
Le procès-verbal de synthèse traditionnellement rédigé par le directeur de l'ensemble de l'enquête ( Donc nous avons premier binôme d'enquêteurs sur le terrain du 3 mars 1987 au 31 mai 1988 - Second binôme du début juin 1988 à la clôture de l'enquête ) et le P.V. de synthèse rédigé au nom et sous la signature du commandant de la section-de-recherches.
Le MDL/Chef LECLERC est muté (1er juin 1988) suite à une promotion au grade d'adjudant, et le gendarme DOL affecté par le commandant de la S.R. à une autre enquête.
Cette date est très importante, l'enquête s'étant trouvée décapitée, ce qui n'explique cependant pas l'abandon semble t il des hypothèses de travail retenues par le 1er binôme.
Toutefois le nouveau binôme supposé ( Major GONZALEZ Bernard. et Gendarme BODET Evelyn ) qui va se consolider au fil du temps avec l'établissement de pièces des procédures diverses, va poursuivre l'enquête du 1er juin 1988 à la fin de 1988 mais aussi après, sur réouverture de l'enquête, comme en 1989, 1990 .... !
En effet le juge d'instruction en charge du dossier va demander des investigations complémentaires entre autres à la S.R.
A suivre (Il ne s'agit ici que d'extraits d'un livre qui sortira peut être un jour...lorsque le dossier sera définitivement clos, affaire résolue ou pas ! . Le dossier sur la disparition de Mathieu HAULBERT a été confié en 2022 / 23 au nouveau Pôle des crimes sériels et affaires non élucidées de Nanterre.)
ADDITIF COMPLEMENTAIRE IMPORTANT .
Le 14 janvier 1992 Georges LAUGIER, accusé était jugé par les Cour d'Assises des Alpes-de-Haute-Provence à DIGNE-les-BAINS.
4 jours après il était acquitté.
Un événement plus marquant que les autres et qui va avoir de terribles conséquences s'est produit lorsque que le témoin Christian MARECHAL Celui-là même qui avait fourni un alibi au nommé LAUGIER, a, lors de son témoignage à la barre de la juridiction dignoise déclaré :
Qu'il n'était pas homosexuel et n'avait pas eu "d'aventure" avec l'accusé. Que c'est trois gendarmes qui l'avaient contraint à faire cette déclaration lors d'un interrogatoire de 3 heures, un soir, sur un trottoir de CANNES !
Sur question de Me Philippe LEMAIRE, avocat de la partie civile, il désigne l'adjudant LECLERC comme un des 3 gendarmes.
Rappelé à la barre l'adjudant LECLERC a immédiatement répondu qu'avec la plus grande force il n'avait jamais parlé à ce témoin sur un trottoir ni à Cannes ni sur un autre trottoir ailleurs. Le gendarme a ajouté M. Christian MARECHAL vient de faire un faux témoignage à mon encontre et je me réserve le droit de déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse, faux témoignage. A ce moment le gendarme à la barre demande au président de la Cour d'assises de faire entendre les gendarmes de la S.R. présents dans la salle. Cette demande ne sera pas suivie d'effet. Les gendarmes aixois présents se sont bien gardés de se signaler pour éclaircir les faits ni immédiatement ni le lendemain ...... .
( Je passe pour le moment sur le grave incident d'audience qui à suivi et divers échanges )
Le fait est que le premier jour ouvrable après les assises, un lundi, dès 9 heures l'adjudant a déposé par télécopie (fax) depuis Fontainebleau, sa première plainte auprès du Parquet de Digne-les-Bains.
Plusieurs autres plaintes seront déposées (et traitées ici plus tard )
7 années après les assises, 7 années de procédures .... Et surtout après deux enquêtes préliminaires ouvertes sur les plaintes du gendarme faussement accusé par Christian MARECHAL il a été officiellement établi que :
Effectivement, 2 et non 3 gendarmes de la S.R. d'Aix-en-Provence se sont spécialement transportés à Cannes pour y entendre Christian MARECHAL. Effectivement "l'interrogatoire" s'est déroulé sur un trottoir de Cannes, devant la gendarmerie en date du 2 juin 1988.
Le témoin Christian MARECHAL aurait selon les 2 gendarmes, M.D.L.Chefs Gérard C. et Albert T. expliqué qu'il avait eu des relations homosexuelles avec Georges LAUGIER.
Les 2 gradés Gérard et Albert disent (Ce qui est vérifié exact ) qu'ils ont téléphoné à la juge d'instruction, Melle Catherine MULLER , pour lui rendre compte de cette importante déclaration, puisque pouvant étayer un possible mobile. Et que la juge d'instruction a immédiatement fait convoquer le témoin pour l'entendre à Digne.
Ceci s'est réalisé très rapidement un ou deux jours après. Christian Marechal a alors confirmé ses dires du trottoir de cannes à la juge d'instruction.
Il confirmera encore par la suite avant de se rétracter aux assises pour accuser 3 gendarmes d'avoir exercé des pressions pour obtenir cette confession.
Le premier problème est que Christian Marechal a désigné l'adjudant LECLERC comme cela est rapporté notamment dans la presse.
Et qu'à la date de l'entretien, le 2 juin 1988, l'adjudant LECLERC n'était plus affecté à la section-de-recherches d'Aix-en-Pce . Ce que le témoin "menteur" ne pouvait savoir. Mieux ou pire pour Christian Marechal l'adjudant LECLERC ayant fait l'objet d'une mutation pour cause d'avancement en date du 1er juin 88, il était en plein déménagement de son mobilier avec une équipe de déménageurs à AIX/Pce !
Reste le cas des MDL Chefs Gérard C. et Albert T. qui ont entendu un témoin pendant 3 heures sur un trottoir, devant la gendarmerie de Cannes. Ils ont semble t-il commis une faute professionnelle grave en ne rédigeant aucune pièce de procédure, alors que celle ci était absolument obligatoire selon les textes. Il n'y a pas un mot sur le bulletin de service, case compte rendu sur cette reconnaissance d'homosexualité malgré son importance puisque concernant un mobile éventuel. Mais rien non plus dans la procédure et rien dans le procès-verbal de synthèse ce qui pose bien des questions.
En plus lorsqu'ils ont pris connaissance du revirement de témoignage à la barre de Christian MARECHAL (Janvier 1992) ce qui est incontestable, le mdl/Chef Gérard C. était présent dans la salle d'audience à ce moment (Fait établi. Il était en compagnie d'un autre gendarme, major à la S.R aixoise) Le mdl/chef à proposé au major de se signaler à la Cour, mais ce major n'aurait pas accepté sur la base d'un raisonnement discutable.
Ils ont donc malheureusement choisi de prendre la fuite, de ne pas se signaler au président de la cour d'assises laissant un camarade nominativement et injustement très gravement mis en cause. La nuit n'a pas porté conseil et ces gendarmes n'ont pas changé de position laissant les coups pleuvoir sur leur camarades et, les jurés face à cette situation. ( A noter que tout ceci est acté en procédure et que les incontestables preuves peuvent être apportées )
Il aura fallu ensuite 7 années à ce camarade injustement accusé, pour obtenir de façon incontestable la reconnaissance de son innocence.
Ceci a été reconnu par 2 procédures suivi par 2 lettres du procureur de la République de Digne-les-Bains et une autre de la direction générale de la gendarmerie nationale. Les 2 procédures dont il est question ont été diligentées par des O P J venus spécialement de la région parisienne, le B E C Bureau des Enquêtes et des Contrôles .
Il reste beaucoup à dire sur l'enquête mais tout vient à point à qui sait attendre ..... à suivre très bientôt....
Les personnes citées peuvent me demander d'éventuelles modifications si elles le souhaitent -
adresse : - coquibus62@orange.fr

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